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Blamey, Cyril
De 1898 à 1968
Eglise du Nazaréen
Afrique du Sud

Cyril V. Blamey naquit au Mont Edgecombe dans le Natal. Il devint fermier et habitait tout près de Matatiele situé à l'est du Cap. Quant il atteignit l'âge de neuf ans, sa mère essaya de le persuader de devenir pasteur mais il s'y opposa net. Quand éclata la première guerre mondiale, il combattit aux côtés des français et perdit une main. À la fin de la guerre, il retourna dans son pays où il connut une grande déception parce que sa fiancée refusa de l'épouser. Il perdit sa mère en 1930.

Cyril rencontra le Seigneur en 1931 durant une visite qu'effectuait une équipe d'évangélisation. Cette nuit-là, dans une chambre d'hôtel, Dieu lui demanda de vendre son champ et tous ses biens. Quelques mois plus tard, il entendit de nouveau la voix de Dieu lui dire, "Je veux que tu sois un missionnaire pour le peuple africain." Pour un sudafricain blanc, cela était le comble de la répugnance, mais il eut peur de refuser. Plus tard, Cyril fut entièrement sanctifié. En janvier 1937, il chercha conseil et alla se préparer pour le ministère à Cliff College en Angleterre. En décembre 1938, Cyril Blamey fut désigné missionnaire par la International Holiness Mission.

Pendant les années 1940, il parcourait de longues distances à cheval autour de Khokhovela (Islington), situé dans la basse veld au sud-est de la Province Nord, plusieurs jours par semaine pour visiter et évangéliser les habitants de la région.

Mademoiselle Ania Mabaso était une chrétienne de Khokhovela. Quand elle épousa M. Ben Mabunda, ils déménagèrent pour aller vivre à Edinburgh. Cyril Blamey leur rendait souvent visite et l'église de Mabandla (à Edinburgh) naquit. Bien des années après, les habitants se souvenaient encore de lui et de ses fréquentes visites partout dans la région. Il est devenu pratiquement une légende dans ce district.[1]

Cyril Blamey enseigna pendant plusieurs années à Rehoboth Bible College (dans la région de Johannesburg). Devenu Nazaréen en 1952, Cyril devint membre de l'église de Malvern Est (situé dans le faubourg est de Johannesburg). Plus tard, et pendant bien des années, on lui confia une autre mission : l'évangélisation dans les hôpitaux et les prisons aux environs de Boksburg à l'Est du Rand. Cyril parlait couramment le zulu et le tsonga, deux langues du pays.[2]

Il se sentait souvent très seul et connut de nombreuses difficultés vivant en célibataire, surtout dans cette mission située en pleine brousse. Malgré tout cela il pouvait quand même affirmer, " Je peux rendre témoignage de la fidélité parfaite d'un Père plein d'amour et d'un Sauveur glorieux qui est toujours avec moi. " [3] En 1968, Cyril Blamey prit sa retraite à White River dans la basse veld de Mpumalanga où il passa ses derniers mois à évangéliser et à distribuer des traités dans les rues de la ville. C'était un grand ami des enfants de missionnaires à l'internat à cet endroit et ces derniers lui rendait souvent visite. Oncle Cyril priait avec eux et leur donnait toujours des sages conseils.[4]

Un jour, après avoir pris son petit déjeuner, il se retira dans sa chambre pour faire ses prières habituelles et c'est là qu'on le retrouva sur son lit où il était mort pendant qu'il lisait.

Paul S. Dayhoff



Notes:

1. Conversation avec Mme. Evelina Khoza, Acornhoek, février 1998.
2. J. MacLachlan, 1974, The First 25 years: A Brief History of the South African District of the Church of the Nazarene, (Florida, Transvaal, South Africa: Nazarene Publishing House,), 27.
3. K. Spell, 1960, So Send I You, (Kansas City, MO: Nazarene Publishing House), 60-61.
4. "Rev. Cyril Blamey," The Other Sheep, (Kansas City, MO: Nazarene Publishing House, April 1969), 23.



Cet article est reproduit, avec la permission de l'auteur de Living Stones in Africa: Pionneer of the Church of the Nazarene, édition révisée, copyright © 1999, de Paul S. Dayhoff. Tous droits réservés.

Cet article a été traduit de l'anglais par l'évangéliste Milly IBANDA MILINGANYO de la République Démocratique du Congo, église du Nazaréen, District du Nord-Kivu /Afrique.


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