Collection DIBICA Classique

Tous les articles créés ou soumis au cours des vingt premières années du projet, de 1995 à 2015.

Ramasindraibe, Symphorose

Noms alternatifs: Sr. Jean-Baptiste
1862-1934
Église Catholique
Madagascar

Née “vers” 1862 à Tananarive, décédée le 9 avril 1934 à Fianarantsoa. A fait profession le 25 mai 1890 à Fianarantsoa.

Elle a été une des premières religieuses malgaches.

Symphorose appartenait à une famille hova noble, très considérée et apparentée à la reine Ravanalo II.

Confiée aux Sœurs d’Andohalo pour son éducation, elle est instruite de la religion catholique, se montre docile et appliquée au travail. En 1886, elle demande à se faire religieuse. Dès ce jour, sa famille la rejette. Ce sera la souffrance de toute sa vie.

Lors de la guerre franco-malgache de 1884, Sœur Jean-Baptiste doit s’exiler. La paix rétablie, ses Supérieures l’envoient à Fianarantsoa pour s’occuper de l’instruction et de la formation chrétienne des “normaliennes” (épouses destinées à seconder leur maris catéchistes, ou femmes mariées que les missionnaires envoient dans les postes de brousse comme catéchistes ou maîtresses d’école).

Du fait de sa naissance et de sa consécration religieuse, elle jouissait de la vénération des Malgaches. Son influence s’étendait à toutes les ethnies et à toutes les classes de la société. Sa discrétion sur les confidences reçues n’avait d’égale que sa charité.

Elle a été la première à être inhumée dans le tombeau de la mission à Ambatomena. Elle repose ainsi auprès des missionnaires étrangers.

Sœur Marcienne Fabre


Bibliographie

Bulletin de la Congrégation de Saint Joseph de Cluny, Nº 192, t. 15, p. 978, août 1935.


Cet article, réimprîmé ici avec permission, est tiré d’Hommes et Destins: Dictionnaire biographique d’Outre-Mer, tome 3, publié en 1977 par l’Académie des Sciences d’Outre-Mer (15, rue la Pérouse, 75116 Paris, France). Tous droits réservés.